Ô faunes élégiaques
Qui la nuit pour pisser
Sortez de vos cloaques
Afin de l'aérer !
Ô faunes ithyphalles
Dénués de pudeur
Vous n'êtes que vapeurs
Et vous prétendez mâles...
Ô faunes levantins !
Ô songes byzantins !
Ô formes trop connues !
Ô épaules velues !
Ô faunes insolents
De vos mains séditieuses
Allez-vous décharger
En un geste violent
Ces gouttes délicieuses
Que la nuit va manger ?
Ô faunes, pieds vernis
Dont les reins méconnaissent
Ce qu'humains asservis
Souffrent encor qu'il les blesse...
Ce joug, faunes ombreux
Ne l'imposez plus guère
Qu'à l'instrument noueux
Serré dans votre poing
Serré, quelle misère
Jusqu'au petit matin !...



S'il vous plait, respectez le © copyright Philippe Gimet 1994...


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