Tondo Minoéen
Terre cuite ; ø 16,5 cm. VIIIe S. Av. JC.
Prov. : inconnue. (ref. A.9308)
Ce très beau tondo, dont le thème et l'état de conservation expliquent peut-être la présence chez les plus prestigieux collectionneurs Européens, apparaît dans les annales au début de la Renaissance lorsque, sans en mentionner l'origine, un clerc du prince Glinaski en décrit la capture par son maître après la bataille de Mohacs en 1526. La même plume, le 16 juin 1557,notera la vente de l'objet à un ambassadeur Habsbourgeois désireux de plaire à son souverain. Moins d'un siècle plus tard, notre tondo retourne en Silésie où il fait la gloire de l'antiquarium des comtes Potocki jusqu'au début du siècle suivant, au point de susciter la convoitise du jeune Stanislas Leszczinski, lequel, l'offrant à sa fille, agrémente ipso facto le cabinet des médailles de la couronne Française. Vendu pendant la Révolution, il entre en 1818 dans la famille Wallace d'où il ne ressortira qu'à la mort de Sir Richard en 1890, pour satisfaire la demande pressante d'Oscar O'Flahertie Wills. Le tondo représente, il est vrai, ce sujet rarissime dans la mythologie qu'est le cauchemar du roi Minos. Jugé donc Minoéen par les balbutiants archéologues du passé, il n'est attesté Aphrodisien que depuis la publication des travaux de la mission Achermarch au début de ce siècle : le roi y est représenté dans son adolescence, réveillé en sursaut par la vision terrifiante, la main gauche tendue comme pour saisir l'apparition dont il ignore encore qu'elle augure un épisode primordial de sa vie et de notre civilisation...
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