Au début du second acte, après une courte ouverture, le théâtre représente une scène de palais. Sur les côtés du plateau, on aura disposé une succession d'arcades imitant à la perfection le lapis-lazuli. Le fond sera constitué d'une double estrade avec escaliers, donnant sur une perspective marine. Des tapis couvriront le bois. Partout ailleurs, le sol donnera le sentiment des marbres les plus délicats; qu'ils soient en demi-teintes pour ne point trop attirer les regards. Au premier tableau, on veillera à ce que la lumière soit très discrète. Les danseurs vêtus en ardents de la seconde entrée amèneront des flambeaux. On allumera les pots à feu à ce moment-là seulement, de sorte que la scène suivante baigne dans une grande clarté. Qu'on double le nombre de lustres, si cela est possible, pour l'apparition de l'Olympe: trop de spectacles voient leurs cieux gâtés par le manque de bougies. Pour plus de vraisemblance, Mercure entrera côté du Roi et, après le ballet des nymphes de Flore, s'élèvera simplement dans les airs par les moyens ordinaires. Le fracas de l'ouverture à Cérès masquera avantageusement le déploiement sonore des nuées. Il faudra, nonobstant, prévoir quelque tonnerre afin de répandre un soupçon d'effroi sur la Cour, qui ne manquera pas d'apprécier...


S'il vous plait, respectez le © copyright Philippe Gimet 1995...


Retour ou... Paysage suivant